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N°7 - 040T hartmann - 1918

Le Musée des Transports de Pithiviers possède 3 locomotives de ce type. La numéro 7 est présentée dans le musée, accompagnée d’un tender (wagon suivant la locomotive assurant l’approvisionnement en eau et en charbon) conçu pour cette série de machines (plus d’informations ici). Cette machine fût construite par Hartmann, un constructeur allemand, en 1918.

une locomotive qui plaît

Cette série de machines a été commercialisée de 1905 jusqu'au début des années 1920, c'est la plus grosse série de locomotives à voie de 60cm (environ 2500). Il s’agit d’une machine de type « Brigadelok », appelée en France DFB signifiant Deutsch FeldBahn (chemins de fer de campagne allemands). L’objectif était de rouler sur de la voie dite « portable », il s’agissait de coupons de rails seulement posés à terre par les soldats pour créer des lignes de chemin de fer éphémères, qui avaient l’avantage de ne pas laisser de traces aux ennemis. Pour qu’elle puisse emprunter des rayons de courbures les plus petits possible, les deux essieux extrêmes (le premier et le dernier) sont équipés du système Klein Lindner. Le principe est que l’essieu possède un débattement latéral ce qui permet une inscription dans des courbes de 30 mètres de rayon. Ce type de locomotives est caractéristique de l’armée allemande durant la guerre de 14-18. Il reste aujourd'hui une centaines de ces locomotives préservées dans le monde.

des activités variées

La locomotive numéro 7 de l’association était, comme ses consœurs, prévue pour participer à la Première Guerre mondiale, du côté allemand avec, comme matricule militaire : HF2282. Celle-ci ne sera pas restée longtemps sur le Front car construite en 1918, les conflits se sont vite arrêtés. Par la suite elle sera récupérée par l'entreprise de travaux publiques Ruvenhorst & Humbert située à Villeblevin à coté de Villeneuve-la-Guyard dans l'Yonne, elle sera numérotée 32 et baptisée « Jacqueline ». La machine servait à tirer des trains remplis de matériaux indispensables aux divers chantiers. En 1967, elle sera achetée par un particulier qui la met à disposition de l’association. Elle n’aura roulé que quelques années, de 1968 à 1972 inclus. Le musée la racheta à son ancien propriétaire en 1993 et elle est depuis visible des visiteurs dans le musée.

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